La toiture est l’un des éléments les plus importants d’un logement. Elle protège le bâtiment contre les intempéries, participe à son confort thermique et influence directement les déperditions énergétiques lorsque les combles ou les rampants constituent une partie de l’enveloppe thermique.
À Montpellier et dans l’Hérault, on rencontre une grande diversité de constructions : maisons anciennes couvertes de tuiles canal, villas contemporaines avec toiture-terrasse, immeubles collectifs, extensions récentes ou encore bâtiments présentant plusieurs types de couverture.
Chez DINOCO Diagnostics Immobilier, l’analyse de la toiture et surtout de son isolation fait donc partie des éléments importants observés lors de la réalisation d’un DPE à Montpellier et ses alentours.
Pourquoi la toiture est-elle importante dans un DPE ?
Lors d’un Diagnostic de Performance Énergétique, le diagnostiqueur étudie les caractéristiques thermiques de l’enveloppe du logement : murs, planchers, menuiseries, portes, plafonds, rampants de toiture et parois donnant sur des locaux non chauffés.
Pour la partie supérieure du bâtiment, ce n’est pas uniquement le matériau visible depuis l’extérieur qui compte. Il faut notamment déterminer la configuration du logement : présence de combles perdus ou aménagés, plafond sous combles, rampants directement en contact avec l’extérieur, toiture-terrasse, présence et caractéristiques de l’isolation.
Deux maisons possédant extérieurement exactement la même couverture peuvent donc présenter des performances énergétiques très différentes.
Une toiture ancienne sans isolation et une toiture rénovée avec une isolation performante ne produiront évidemment pas le même niveau de déperditions.
La toiture en tuiles
La tuile est particulièrement présente dans le sud de la France et constitue naturellement l’un des types de couverture que nous rencontrons fréquemment lors de nos diagnostics immobiliers à Montpellier.
Il existe cependant plusieurs familles de tuiles.
La tuile canal
La tuile canal est emblématique des régions méditerranéennes. Sa forme arrondie est particulièrement reconnaissable et on la retrouve sur de nombreuses maisons anciennes autour de Montpellier.
Traditionnellement en terre cuite, elle est adaptée aux caractéristiques architecturales du sud de la France.
Sur le plan énergétique, il faut distinguer la couverture elle-même de l’isolation. La présence de belles tuiles en bon état ne signifie absolument pas que la toiture est correctement isolée.
Lors d’un DPE, le diagnostiqueur cherche donc à caractériser la paroi séparant le volume chauffé de l’extérieur ou d’un espace non chauffé.
Les tuiles mécaniques
Les tuiles mécaniques, également appelées tuiles à emboîtement, disposent d’un système permettant aux différentes tuiles de s’emboîter.
Elles existent dans de nombreuses formes et peuvent équiper aussi bien des constructions relativement anciennes que des maisons beaucoup plus récentes.
Là encore, le type de tuile ne permet pas à lui seul de déterminer la performance thermique de la toiture.
La toiture en ardoise
L’ardoise offre une apparence très différente de la tuile en terre cuite. Elle est historiquement beaucoup plus présente dans certaines régions françaises que sur le pourtour méditerranéen.
L’ardoise naturelle est appréciée pour son esthétique et sa longévité lorsqu’elle est correctement posée et entretenue.
Il existe également des couvertures constituées de matériaux artificiels présentant un aspect proche de l’ardoise.
Pour le diagnostiqueur immobilier, l’identification du matériau peut également avoir son importance dans le cadre d’autres diagnostics. Certains produits anciens en fibres-ciment peuvent notamment contenir de l’amiante lorsqu’ils ont été fabriqués avant son interdiction en France.
Les plaques en fibres-ciment
On rencontre encore régulièrement des plaques ondulées ou des éléments de couverture en fibres-ciment sur des garages, dépendances, bâtiments agricoles et parfois sur des habitations.
Un point mérite ici une attention particulière : fibres-ciment ne signifie pas automatiquement amiante.
Les produits modernes en fibres-ciment sont fabriqués sans amiante. En revanche, certains matériaux plus anciens peuvent en contenir.
Dans le cadre d’un diagnostic amiante, l’âge du bâtiment, la nature des matériaux et les règles applicables au repérage doivent donc être pris en considération.
L’aspect visuel seul ne permet pas toujours de conclure avec certitude à la présence ou à l’absence d’amiante.
La toiture-terrasse
La toiture-terrasse est devenue très courante dans l’architecture contemporaine. On la retrouve sur des maisons modernes, des extensions et de nombreux immeubles.
Contrairement à une toiture traditionnelle en pente, elle présente une pente faible permettant principalement l’évacuation des eaux.
Sa conception nécessite une attention particulière à l’étanchéité et à l’isolation.
Pour le DPE, une toiture-terrasse peut constituer une paroi donnant directement sur l’extérieur. Ses caractéristiques thermiques peuvent alors avoir une influence importante sur les performances énergétiques du logement situé immédiatement en dessous.
Une toiture-terrasse correctement isolée peut offrir de bonnes performances thermiques, tandis qu’une toiture ancienne présentant une isolation faible ou inconnue peut constituer une source importante de déperditions.
La toiture en bac acier
Le bac acier est constitué de tôles métalliques profilées. On le rencontre fréquemment sur les bâtiments industriels et agricoles, mais également sur certaines maisons contemporaines et extensions.
Il existe différentes configurations, depuis une couverture métallique relativement simple jusqu’à des systèmes beaucoup plus élaborés intégrant une isolation.
C’est justement cette distinction qui est essentielle.
Une toiture métallique ne doit pas être considérée comme performante ou peu performante sur son seul aspect extérieur. Il faut connaître la composition réelle de la paroi et la présence éventuelle d’un isolant.
La toiture en zinc
Le zinc est particulièrement reconnaissable par son aspect métallique. Il est très présent sur certains immeubles anciens, notamment dans les grandes villes, mais peut également être utilisé dans l’architecture contemporaine.
Sa souplesse permet de réaliser des formes architecturales particulières.
Comme pour les autres couvertures, le zinc assure principalement la fonction de couverture et d’étanchéité. La performance énergétique dépend essentiellement de la composition complète de la toiture et de son isolation.
Les toitures végétalisées
Les toitures végétalisées sont de plus en plus présentes sur certains projets contemporains.
Elles associent plusieurs couches techniques pouvant notamment comprendre une structure porteuse, un système d’étanchéité, une isolation, un drainage, un substrat et de la végétation.
Elles peuvent présenter différents intérêts en matière de gestion des eaux pluviales, de confort d’été ou de biodiversité selon leur conception.
Il ne faut toutefois pas considérer automatiquement qu’une toiture végétalisée entraîne un excellent classement DPE. Le calcul énergétique repose sur les caractéristiques techniques retenues par la méthode réglementaire et sur l’ensemble du bâtiment.
Combles perdus ou rampants : une différence essentielle
C’est probablement l’une des distinctions les plus importantes lorsqu’on parle de toiture et de DPE.
Prenons une maison avec des combles non aménagés.
Si l’isolation se trouve sur le plancher des combles, la limite thermique du logement se situe principalement au niveau du plafond séparant les pièces chauffées des combles non chauffés.
Dans une maison avec des combles aménagés, la situation est différente. Les pièces habitables peuvent se trouver directement sous les rampants de toiture. Ce sont alors notamment les caractéristiques de ces rampants qui doivent être prises en compte.
C’est pourquoi la simple phrase « la toiture est isolée » est souvent insuffisante. Il faut savoir où se trouve réellement l’isolation et quelles sont ses caractéristiques.
Comment savoir si une toiture est isolée ?
Lors d’un diagnostic immobilier, le diagnostiqueur doit s’appuyer sur les éléments permettant de caractériser le bâtiment conformément à la méthode réglementaire applicable.
Selon les situations, certaines informations peuvent être observables ou justifiées par des documents.
Une facture de travaux d’isolation, par exemple, peut apporter des informations précieuses sur la nature de l’isolant, son épaisseur, sa résistance thermique ou la date des travaux.
Conserver les justificatifs de rénovation énergétique est donc particulièrement utile avant la réalisation d’un DPE à Montpellier.
Quel isolant peut-on retrouver sous une toiture ?
De nombreux matériaux peuvent être utilisés pour isoler des combles ou des rampants : laine de verre, laine de roche, ouate de cellulose, fibres de bois, panneaux isolants synthétiques et différents systèmes plus récents.
Cependant, comparer uniquement deux isolants par leur épaisseur peut être trompeur.
L’une des données essentielles permettant de caractériser une couche d’isolant est sa résistance thermique R, exprimée en m²·K/W. Elle dépend notamment de l’épaisseur du matériau et de sa conductivité thermique.
Plus la résistance thermique est élevée, plus la couche considérée s’oppose au transfert de chaleur.
Faut-il rénover la toiture avant de changer le chauffage ?
Lorsqu’un logement présente d’importantes déperditions par son enveloppe, améliorer l’isolation peut être une étape particulièrement pertinente avant de dimensionner un nouveau système de chauffage.
Installer une pompe à chaleur ou une chaudière performante dans un bâtiment très mal isolé ne supprime pas les pertes thermiques à travers l’enveloppe.
Une rénovation énergétique cohérente nécessite donc une vision globale : toiture, murs, planchers, fenêtres, ventilation, chauffage et production d’eau chaude sanitaire doivent être étudiés ensemble.
Dans certaines situations, un audit énergétique permet justement d’étudier différents scénarios de travaux et leurs effets théoriques sur les performances du bâtiment.
Une toiture ancienne signifie-t-elle forcément un mauvais DPE ?
Non.
L’âge de la toiture ne suffit pas à déterminer la classe énergétique d’un logement.
Une maison ancienne peut avoir bénéficié d’une excellente rénovation thermique, tandis qu’une construction plus récente peut présenter des performances différentes selon sa conception et ses équipements.
Le DPE prend en compte de nombreuses caractéristiques du logement. Il ne faut donc jamais déduire une classe énergétique à partir du seul type de toiture.
DPE et diagnostics immobiliers à Montpellier avec DINOCO
Que votre logement possède une toiture en tuiles, une toiture-terrasse, une couverture métallique ou des combles aménagés, la compréhension de sa composition est importante pour caractériser correctement le bâtiment.
DINOCO Diagnostics Immobilier intervient à Montpellier et dans les communes environnantes pour la réalisation de vos diagnostics immobiliers : DPE, audit énergétique, amiante, plomb, électricité, gaz, termites, ERP et mesurages.
Lors de la préparation d’un DPE, pensez notamment à rassembler les documents disponibles concernant les travaux d’isolation, la toiture, les fenêtres, le chauffage et la production d’eau chaude. Ces informations peuvent être utiles lorsqu’elles répondent aux exigences documentaires de la méthode DPE.
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