Comment fonctionne une PAC air/air ? Le vrai nom de la climatisation réversible

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Lorsqu’on parle de « climatisation réversible », on pense généralement à un appareil capable de produire du froid en été et du chaud en hiver. Pourtant, derrière cette appellation courante se cache en réalité un véritable système de chauffage : la pompe à chaleur air/air, ou PAC air/air.

Très répandue dans les logements à Montpellier et dans le sud de la France, la PAC air/air peut avoir un impact important sur les performances énergétiques d’un logement et donc sur son Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Chez DINOCO Diagnostics Immobilier, nous rencontrons régulièrement ce type d’installation lors de la réalisation de DPE à Montpellier et dans l’Hérault.

Mais comment fonctionne réellement une PAC air/air ? Pourquoi peut-elle être beaucoup plus performante qu’un radiateur électrique classique ? Et comment est-elle prise en compte dans un DPE ?

Climatisation réversible ou PAC air/air : quelle différence ?

Dans le langage courant, on utilise très souvent le terme climatisation réversible.

Techniquement, lorsqu’un équipement utilise un cycle thermodynamique pour récupérer les calories de l’air extérieur et chauffer directement l’air intérieur, il s’agit d’une pompe à chaleur air/air.

Le terme « air/air » décrit tout simplement son fonctionnement :

Air extérieur → pompe à chaleur → air intérieur

Contrairement à une PAC air/eau, qui transmet la chaleur à un circuit d’eau alimentant par exemple des radiateurs ou un plancher chauffant, la PAC air/air diffuse directement de l’air chaud dans le logement.

Lorsqu’elle est réversible, son fonctionnement peut être inversé en été afin de rafraîchir le logement.

C’est donc ce que beaucoup de propriétaires appellent simplement leur « clim réversible ».

Comment une PAC air/air produit-elle du chauffage ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une pompe à chaleur ne crée pas toute la chaleur qu’elle diffuse à partir de l’électricité.

Son principe consiste principalement à transférer de l’énergie thermique.

Même lorsque l’air extérieur est froid, il contient encore de l’énergie. La PAC récupère une partie de cette énergie grâce à son unité extérieure.

Le système fonctionne grâce à plusieurs composants, notamment un échangeur, un compresseur, un détendeur et un fluide frigorigène circulant dans un circuit fermé.

De manière simplifiée, le fonctionnement peut être résumé ainsi :

L’unité extérieure récupère de l’énergie présente dans l’air extérieur.

Le fluide frigorigène permet de transporter cette énergie.

Le compresseur augmente la pression et la température du fluide.

La chaleur est ensuite transférée vers l’intérieur du logement.

L’unité intérieure, souvent appelée split, souffle alors de l’air chaud dans la pièce.

C’est ce principe thermodynamique qui permet à une PAC air/air de fournir davantage d’énergie thermique qu’elle ne consomme directement sous forme d’électricité dans des conditions normales de fonctionnement.

Et en été, comment produit-elle du froid ?

C’est là qu’intervient le caractère réversible de l’installation.

En hiver, la PAC récupère de l’énergie à l’extérieur pour chauffer l’intérieur.

En été, le cycle peut être inversé.

La PAC récupère alors de la chaleur présente à l’intérieur du logement et la rejette vers l’extérieur.

Le principe devient donc :

Chaleur intérieure → PAC → rejet vers l’extérieur

L’air soufflé dans les pièces est alors refroidi.

C’est pour cette raison qu’une même installation peut servir de chauffage en hiver et de climatisation en été.

Monosplit et multisplit : quelle différence ?

Une PAC air/air peut être installée sous différentes configurations.

Un système monosplit comprend généralement une unité extérieure associée à une unité intérieure.

Il permet donc principalement de traiter une zone ou une pièce.

Un système multisplit permet à une même unité extérieure d’être reliée à plusieurs unités intérieures.

On peut ainsi retrouver un split dans le séjour, un autre dans une chambre et éventuellement plusieurs autres dans différentes zones du logement.

Lors d’un DPE à Montpellier, il est important pour le diagnostiqueur d’identifier précisément les équipements présents et les différentes zones qu’ils permettent de chauffer.

Pourquoi une PAC air/air peut-elle améliorer un DPE ?

Le DPE ne regarde pas uniquement si un logement possède ou non du chauffage.

Il prend notamment en compte les caractéristiques du bâtiment et de ses équipements : isolation, murs, planchers, plafonds, menuiseries, ventilation, production d’eau chaude sanitaire et systèmes de chauffage.

Le type de générateur de chauffage a donc son importance.

Un radiateur électrique à effet Joule transforme directement l’électricité consommée en chaleur.

Une pompe à chaleur fonctionne différemment puisqu’elle utilise de l’électricité pour déplacer de l’énergie thermique entre l’extérieur et l’intérieur.

Sa performance peut notamment être caractérisée par son COP et, sur une saison de chauffage, par son SCOP.

Par exemple, un SCOP de 4 signifie, dans les conditions normalisées servant à établir cet indicateur, que l’équipement fournit environ 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé sur la saison considérée.

Cela ne signifie toutefois pas que la PAC aura en permanence un rendement de 4. Ses performances varient notamment selon la température extérieure, le matériel, son dimensionnement, son installation, son entretien et ses conditions d’utilisation.

Installer une PAC garantit-il un bon DPE ?

Non.

C’est un point particulièrement important.

Le DPE analyse le logement dans son ensemble.

Installer une excellente pompe à chaleur dans une maison très mal isolée ne fait pas disparaître les déperditions thermiques.

Si les murs, les combles ou les planchers sont insuffisamment isolés, la chaleur produite continuera à s’échapper rapidement.

Les fenêtres, la ventilation, les ponts thermiques et la configuration générale du bâtiment ont également leur importance.

C’est pourquoi une rénovation énergétique cohérente doit être pensée globalement.

Dans de nombreux cas, il est pertinent d’étudier d’abord les déperditions du bâtiment et son isolation avant de dimensionner ou remplacer le système de chauffage.

Comment une PAC air/air est-elle identifiée pendant un DPE ?

Lors de la réalisation d’un DPE à Montpellier, le diagnostiqueur relève les caractéristiques nécessaires à la méthode réglementaire applicable au logement.

Pour une PAC air/air, il peut notamment être nécessaire d’identifier le type d’installation, les unités intérieures et extérieures, les zones desservies ainsi que les caractéristiques techniques disponibles de l’équipement.

La plaque signalétique de l’unité extérieure peut fournir des informations importantes.

Les références exactes du matériel peuvent également permettre d’identifier certaines performances techniques lorsqu’elles sont justifiables selon les règles applicables au DPE.

C’est l’une des raisons pour lesquelles l’accès aux équipements est important lors d’un diagnostic immobilier.

Une PAC air/air produit-elle l’eau chaude sanitaire ?

Généralement, non.

Une PAC air/air classique sert à chauffer et, lorsqu’elle est réversible, à rafraîchir l’air du logement.

La production d’eau chaude sanitaire est donc généralement assurée par un autre équipement : ballon électrique, chauffe-eau thermodynamique, chaudière ou autre système.

Il ne faut donc pas confondre PAC air/air et PAC air/eau.

La PAC air/eau transmet son énergie à un circuit hydraulique et certaines installations peuvent également participer à la production d’eau chaude sanitaire.

Pourquoi les PAC air/air sont-elles très présentes à Montpellier ?

Le climat méditerranéen rend les systèmes réversibles particulièrement intéressants pour de nombreux logements.

Ils permettent de disposer d’un chauffage en hiver tout en apportant du rafraîchissement pendant les périodes chaudes.

À Montpellier et dans les communes environnantes, nous rencontrons donc régulièrement des pompes à chaleur air/air lors de nos diagnostics immobiliers.

Mais deux logements équipés d’une PAC peuvent obtenir des résultats DPE très différents.

L’âge du bâtiment, son isolation, ses surfaces déperditives, ses menuiseries, sa ventilation et les caractéristiques des équipements peuvent considérablement modifier le résultat final.

PAC air/air et DPE à Montpellier : ce qu’il faut retenir

La fameuse climatisation réversible peut donc être une véritable pompe à chaleur air/air lorsqu’elle utilise ce principe thermodynamique pour assurer le chauffage et le refroidissement.

En hiver, elle récupère de l’énergie dans l’air extérieur pour chauffer le logement.

En été, lorsqu’elle est réversible, elle inverse son fonctionnement pour extraire de la chaleur du logement et la rejeter à l’extérieur.

Grâce à son fonctionnement thermodynamique, elle peut être nettement plus efficace qu’un chauffage électrique à effet Joule, mais ses performances réelles dépendent de nombreux paramètres.

Et surtout, une PAC performante ne remplace pas une bonne isolation.

Le système de chauffage constitue seulement l’une des composantes étudiées lors d’un Diagnostic de Performance Énergétique.

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Lors d’un DPE à Montpellier, DINOCO analyse les caractéristiques du logement et de ses équipements afin d’établir le diagnostic conformément à la méthode réglementaire applicable.

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